*** LONICERA ***

Publié le par Momo

 
 LONICERA brownii ou Tellmanniana
CHEVREFEUILLE  par Marie-Lise

Les chèvrefeuilles (genre Lonicera) sont des arbustes ou lianes, à feuilles caduques ou persistantes, à fleurs disposées en paires latérales ou en inflorescences terminales. Certaines espèces sont appelées indifféremment chèvrefeuille ou camérisier.

Lonicera brownii 'Dropmore Scarlet' rouge

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Sa fleur peut être régulière ou à 2 lèvres avec la supérieure à 4 lobes.

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Ses fruits sont des baies.

On en connaît environ 180 espèces dans les régions tempérées de l'hémisphère nord et les régions sub-tropicales.

Le chèvrefeuille qui est une liane naturelle des écotones et lisières est souvent utilisé pour former des haies décorative.

Le principal attrait des chèvrefeuilles est leur parfum qui a la propriété d'être surtout exhalé la nuit, période à laquelle ils attirent les papillons nocturnes (noctuelles notamment), spécialisés dans la fécondation de cette espèce.

Leur aspect est parfois hirsute et leur encombrement peut poser problème s'ils manquent d'espace. Ils exigent un emplacement dégagé et un support (mur, grille, grillage, arbres à branches basses où elles peuvent déployer toute leur vigueur.

Lonicera Tellmanniana orange

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Emplacement

Plein soleil à l'ombre légère.

 

Multiplication

Par bouture de bois semis-dur en été. Il y a lieu de régénérer les vieux plants en les rabattant au niveau du sol. Tailler les tiges qui débordent de l'espace disponible.

Selon une légende, un rameau de chèvrefeuille aurait percé la pierre du tombeau d'Héloïse et Abélard (XIIe siècle). Il fleurissait les soirs d'orage pour signifier, que malgré les haines qui les avaient poursuivis, l'amour avait réuni les amants dans une vie éternelle. L'histoire ne dit pas s'il s'agissait d'un chèvrefeuille grimpant ou arbustif.m-lise

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Chèvrefeuille


 J'ai bien envie de vous raconter
la véritable histoire
du lai qu'on appelle Le chèvrefeuille
et de vous dire comment il fut composé et quelle fut son origine.
 On m'a souvent relaté
l'histoire de Tristan et de la reine,
et je l'ai aussi trouvée dans un livre,
l'histoire de leur amour si parfait,
qui leur valut tant de souffrances
 puis les fit mourir le même jour.

Le roi Marc, furieux
contre son neveu Tristan,
l'avait chassé de sa cour
à cause de son amour pour la reine.
 Tristan a regagné son pays natal,
le sud du pays de Galles,
pour y demeurer une année entière
sans pouvoir revenir.
Il s'est pourtant ensuite exposé sans hésiter
 au tourment et à la mort.
N'en soyez pas surpris:
l'amant loyal
est triste et affligé
loin de l'objet de son désir.
 Tristan, désespéré,
a donc quitté son pays
pour aller tout droit en Cornouaille,
là où vit la reine.
Il se réfugie, seul, dans la forêt,
 pour ne pas être vu.
Il en sort le soir
pour chercher un abri
et se fait héberger pour la nuit
chez des paysans, de pauvres gens.
Il leur demande
des nouvelles du roi
et ils répondent
que les barons, dit-on,
sont convoqués à Tintagel.
 Ils y seront tous pour le Pentecôte
car le roi veut y célébrer une fête:
il y aura de grandes réjouissances
et la reine accompagnera le roi.

Cette nouvelle remplit Tristan de joie:
 elle ne pourra pas se rendre à Tintagel
sans qu'il la voie passer!
Le jour du départ du roi,
il revient dans la forêt,
sur le chemin que le cortège
 doit emprunter, il le sait.
Il coupe par le milieu une baguette de noisetier
qu'il taille pour l'équarrir.
Sur le bâton ainsi préparé,
il grave son nom avec son couteau.
 La reine est très attentive à ce genre de signal:
si elle apperçoit le bâton,
elle y reconnaître bien
aussitôt un message de son ami.
Elle l'a déjà reconnu,
 un jour, de cette manière.
Ce que disait le message
écrit par Tristan,
c'était qu'il attendait
depuis longtemps dans la forêt
 à épier et à guetter
le moyen de la voir
car il ne pouvait pas vivre sans elle.
Ils étaient tous deux
comme le chèvrefeuille
 qui s'enroule autour du noisetier:
quand il s'y est enlacé
et qu'il entoure la tige,
ils peuvent ainsi continuer à vivre longtemps.
Mais si l'on veut ensuite les séparer,
 le noisetier a tôt fait de mourir,
tout comme le chèvrefeuille.
<<Belle amie, ainsi en va-t-il de nous:
ni vous sans moi, ni moi sans vous!>>

La reine s'avance à cheval,
 regardant devant elle.
Elle aperçoit le bâton
et en reconnaît toutes les lettres.
Elle donne l'ordre de s'arrêter
aux chevaliers de son escorte,
qui font route avec elle:
elle veut descendre de cheval et se reposer.
On lui obéit
et elle s'éloigne de sa suite,
appelant près d'elle
Brangien, sa loyale suivante.
S'écartant un peu du chemin,
elle découvre dans la forêt
l'être qu'elle aime le plus au monde.
Ils ont enfin la joie de se retrouver!
 Il peut lui parler à son aise
et elle, lui dire tout ce qu'elle veut.
Puis elle lui explique
comment se réconcilier avec le roi:
elle a bien souffert
 de le voir ainsi congédié,
mais c'est qu'on l'avait accusé auprès du roi.
Puis il lui faut partir, laisser son ami:
au moment de se séparer,
ils se mettent à pleurer.

 Tristan regagne le pays de Galles
en attendant d'être rappelé par son oncle.
Pour la joie qu'il avait eue
de retouver son amie,
et pour préserver le souvenir du message
[qu'il avait écrit
 et des paroles échangées,
Tristan, qui était bon joueur de harpe,
composa, à la demande de la reine,
un nouveau lai.
D'un seul mot je vous le nommerai:
 les Anglais l'appellent Goatleaf
et les Français Chèvrefeuille.
Vous venez d'entendre la véritable histoire
du lai que je vous ai raconté.m-lise

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Publié dans *** Au jardin ***

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